mercredi 5 août 2015

Histoire de la coutellerie


(1/2) Des origines à l'aube du machinisme


Difficile, voire impossible, de situer précisément dans le temps, le moment et les circonstances de la naissance de la coutellerie à Gembloux. Cette activité est pour la première fois signalée dans un rôle dressé en 1747 pour les impôts de capitation. Elle se présente déjà alors comme une activité artisanale locale assez importante. Des documents d’époque font état de « huit maîtres couteliers » dont plusieurs occupent « quantité d’ouvriers ». La cité n’était alors qu’une bourgade agricole, peuplée à peine de 1.700 habitants, encore entourée de ses remparts moyenâgeux, et dont les ¾ du territoire appartenait à l’abbaye. L’activité agricole y était prépondérante mais on y trouvait des boutiquiers et des artisans. Parmi ces derniers, des maréchaux-ferrants, des forgerons et des serruriers-poêliers. C’est vraisemblablement de leurs forges et ateliers que devaient sortir les premiers couteaux et canifs produits à Gembloux.
Deux thèses également plausibles tentent d’expliquer les origines de cette activité. La première suggère que des artisans namurois se seraient fixés à Gembloux fuyant les troubles dont la cité mosane fut le théâtre pendant la guerre de 30 ans et les campagnes de Louis XIV. Ils auraient continué à Gembloux une activité que leurs ancêtres exerçaient depuis le XIVe s. La seconde impute aux abbés et aux magistrats l’initiative d’une orientation artisanale pour remédier à la misère du temps. Leurs choix se serait porté sur la coutellerie, fort en vogue à Namur. Quoiqu’il en soit, la coutellerie n’était pas tout à fait étrangère aux gembloutois. En effet, quelques-uns se rendaient régulièrement à Namur pour y prendre de la besogne chez les « febvres ». Il s’en trouvait même parmi ceux-là qui ramenaient chez eux, en charrette, quelques centaines de lames brutes à travailler à domicile.
Pour émoudre leurs lames, les couteliers recourraient primitivement à la force motrice dispensée par trois moulins à eau situés le long de l’Orneau.Ce système présentait de notables inconvénients. Les artisans devaient se déplacer, le travail était lent et ils devaient souvent attendre leur tour.
La force hydraulique fait place, à la fin du XVIIIe s. à la force humaine. Presque chaque coutelier disposa à domicile d’une meule mue au moyen de pédales ou bien d’une manivelle. Dans la cour de tel atelier on pouvait même voir un chien de grande taille, enfermé dans une roue de 3 mètres de diamètre, qui fournissait l’énergie nécessaire à la rotation de la meule.
Des centaines d’artisans travaillaient à domicile aidés par un ou deux compagnons ou apprentis mais le plus souvent avec leurs femmes et enfants. Leur production était achetée presque totalement par des marchands qui étaient aussi importateurs et grossistes des matières premières nécessaires. D’où de nombreux abus de pouvoir économique qui faillirent à plusieurs reprises provoquer de graves conflits, certains tournant même à l’émeute à tel point qu’en 1848 par exemple, l’administration communale envisagea la création d’une garde bourgeoise et avait demandé 100 fusils au gouvernement provincial pour l’armer.
La chute de l’Empire français et la politique isolationniste pratiquée par la France furent à l’origine d’une crise sévère pour la coutellerie. Aux problèmes de débouchés, il faut ajouter les difficultés d’approvisionnement en matières premières, dues essentiellement à des régimes douaniers peu favorables. L’acier nécessaire était acheté à Solingen ou à Sheffield. La crise atteint son sommet à la fin du XIXe s. , au moment ou les petits artisans se rendent compte que leurs concurrents français, allemands et anglais exploitent les nouvelles techniques offertes par le machinisme naissant, parvenant ainsi à pratiquer des prix plus concurrentiels que les leurs.
Une reconversion s’imposait de toute urgence.





(2/2) De l'âge d'or au déclin


A la fin du XIXe s. l’organisation primitive du processus de fabrication cède la place à des méthodes industrielles collectives. L’artisan fabriquant seul et en entier le produit de sa  spécialité est progressivement remplacé par l’ouvrier spécialisé à sa machine. Chacun, dans sa spécialité, s’occupera d’une phase spécifique de fabrication. Au début du XXe s. , 400 personnes sont occupées dans la coutellerie et bon nombre d’ateliers sont équipés de machines à vapeur.
Certains industriels ne se borneront pas moderniser leur entreprise: ils les orienteront résolument vers une activité à caractère plus spécialisé. Deux fabriques d’instruments chirurgicaux qui avaient été fondées en 1880, fusionneront en 1928 pour devenir la S.A. Manufacture belge de Gembloux qui a produit, dans les années ’60, plus de 6.000 instruments différents, occupait quelque 350 personnes et exportait 40 % de sa production à travers le monde.
En 1909, apparaît la première fabrique de couverts.
Peu après la guerre 14-18, Joseph Depireux, un forgeron d'une habileté rare, parvient à force d'expériences et de ténacité à forger à l'usage de la coutellerie, un nouvel acier introduit nouvellement sur le marché: l'inox. Malgré ses 12 brevets, il fut rapidement imité de toutes parts, mais rarement égalé. C'est grâce à lui que l'industrie coutelière gembloutoise impose ses produits au plan international: "les Inox de Gembloux".
En 1922, tel industriel se spécialise dans la fabrication des machettes. Ses outils de différents modèles, par ailleurs fort réputés, trouveront un débouché très large dans les colonies (Congo et Amérique du Sud). En plein essor, la coutellerie "Le Paon" s'tendait sur une superficie de 2,5 ha et était connectée au chemin de fer afin d'assurer l'approvisionnement en matières premières et le transport des produits finis. Elle cessa ses activités en 1982. A sa place, sur le site "Terres du Sud",  se situe aujourdhui le magasin "Brico".
Dès après la guerre, tel autre (Léon Laets) pressent que le plastique pourrait, par ses qualités, remplacer les matériaux traditionnellement utilisés pour l’habillement des couteaux (bois, ivoire, nacre, corne, os…). Il crée une usine de plastique (LL) qui prend un essor considérable et parvient en quelques années à diffuser des récipients divers bien au-delà de nos frontières.
Il reste cependant un petit nombre de couteliers qui, par esprit d’indépendance et attachement à leur métier, ont préféré perpétuer les traditions de leurs ancêtres. Ils travaillent encore à domicile, soit comme artisan indépendant, soit comme artisan patron. Si leur production est très limitée, les pièces qu’ils fabriquent sont fort recherchées car elles constituent de véritables joyaux de la coutellerie.
A la veille de l'invasion allemande de 1940, la coutellerie gembloutoise occupait quelque 1.200 ouvriers spécialiés.
Un relevé des Affaires économiques au 31/12/1966 mentionne que la coutellerie représentait à Gembloux 37% des entreprises occupant au moins 5 travailleurs. La répartition de la main d’œuvre dans les différents secteurs de la coutellerie était la suivante :
  • Instruments de chirurgie           1 entreprise              331 personnes occupées
  • Couverts                                 3 entreprises             163 personnes occupées
  • Forges et coutelleries               5 entreprises             160 personnes occupées.
Le déclin apparaît bientôt, du fait notamment de la concurrence étrangère, comme le Japon. La plupart des coutelleries cessent leur activité dans les décennies ’70 et ’80.
De cette activité ne subsiste aujourd’hui qu’une usine, Eternum s.a. fondée en 1924 et qui est la dernière fabrique de couverts en acier inoxydable en Belgique. A signaler aussi l’atelier artisanal de Marc Depireux, installé dans la Grand-Rue et qui s’attache à perpétuer le savoir faire de ses ancêtres depuis 1919. L’essentiel de son activité porte aujourd’hui sur l’aiguisage et la réparation de couteaux, ciseaux, chaînes de tronçonneuses, et l’assemblage de couteaux d’orfèvrerie…
www.sonuma.be/archive/le-dernier-coutelier-de-gembloux






















vue aérienne de la coutellerie "Le Paon" début '80.


Publicité en 1983 - Couverts Maurice Piérard

Démographie



Mortalité


Mortalité de la population : Gembloux 2008-2012 comparé à Région wallonne 2008-2012

 

Groupes d'âges Gembloux 2008-2012 Région wallonne 2008-2012
Nombre de décès Probabilité de décéder Probabilité de décéder
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total
0-4 ans <3 <3 3 0,25% 0,13% 0,19% 0,43% 0,32% 0,38%
5-9 ans 0 0 0 0,00% 0,00% 0,00% 0,09% 0,07% 0,08%
10-14 ans <3 0 <3 0,15% 0,00% 0,08% 0,05% 0,04% 0,04%
15-19 ans <3 0 <3 0,14% 0,00% 0,07% 0,12% 0,07% 0,10%
20-24 ans 6 <3 7 0,76% 0,13% 0,45% 0,37% 0,14% 0,26%
25-29 ans <3 0 <3 0,24% 0,00% 0,12% 0,52% 0,17% 0,35%
30-34 ans 5 <3 7 0,57% 0,24% 0,41% 0,56% 0,24% 0,40%
35-39 ans 3 3 6 0,35% 0,37% 0,36% 0,70% 0,30% 0,50%
40-44 ans 9 6 15 1,06% 0,77% 0,92% 0,98% 0,52% 0,75%
45-49 ans 16 4 20 1,84% 0,47% 1,16% 1,60% 0,86% 1,23%
50-54 ans 18 11 29 2,22% 1,35% 1,78% 2,58% 1,43% 2,00%
55-59 ans 22 15 37 2,88% 2,04% 2,47% 4,15% 2,21% 3,17%
60-64 ans 52 23 75 6,82% 3,12% 5,00% 6,23% 3,17% 4,68%
65-69 ans 38 21 59 6,81% 3,70% 5,24% 8,52% 4,53% 6,46%
70-74 ans 45 35 80 11,12% 7,81% 9,38% 12,51% 6,83% 9,46%
75-79 ans 64 36 100 17,78% 8,29% 12,59% 18,45% 10,75% 14,14%
80-84 ans 79 83 162 25,40% 18,93% 21,61% 29,65% 19,33% 23,46%
85-89 ans 92 112 204 44,34% 29,09% 34,43% 45,74% 34,06% 38,14%
90-94 ans 53 110 163 65,03% 53,40% 56,70% 63,00% 52,91% 55,80%
95-99 ans 11 56 67 61,11% 66,67% 65,69% 80,24% 73,60% 75,02%
Plus de 100 ans 5 23 28
Total 524 542 1066

Synthèse Gembloux 2008-2012 Région wallonne 2008-2012
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total
Espérance de vie à la naissance 76,6 82,6 79,6 75,5 81,5 78,5
Espérance de vie à 60 ans 21,2 25,1 23,2 20,3 24,4 22,5
Quotients de mortalité entre 15 et 29 ans 3,6% 0,4% 2,0% 3,4% 1,3% 2,4%
Quotients de mortalité entre 50 et 74 ans 61,4% 36,0% 48,5% 69,5% 36,5% 52,3%



Source :cytisecommunes.cytise.be

Histoire


De 1965 à nos jours...


En janvier 1965, suite à la fusion de Gembloux avec Ernage , Grand-Manil , Lonzée et Sauvenière,  la nouvelle entité compte 10.664 habitants.

Le 1er janvier 1977 entre en vigueur la seconde fusion des communes. Beuzet, Bossière, Corroy-le-Château, Grand-Leez, Les Isnes et Mazy rejoignent Gembloux pour former, pendant trois ans, ce qu’on a appelé la commune de Gembloux sur Orneau. Le territoire passe ainsi de 4.226 ha à 9.564 ha et la population de 11.429 habitants à 17.247 habitants.
Entre 1960 et 1970, de nombreux travaux d’assainissement sont menés : haut de la Grand-rue en 1962, Place Saint Jean en 1965, passage des déportés en 1970.
En 1976, le château du Bailli, acheté par la ville en 1951, est restauré et devient le nouvel  hôtel de ville, comprenant le cabinet du bourgmestre et la salle du conseil. Un bâtiment annexe abrite les services communaux.
Le beffroi est classé en juin 1977. Sa couverture est refaite en 2004, et puis ses murs, en 2011 et 2012. Depuis 2005 cet édifice remarquable est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il figure également au patrimoine exceptionnel wallon.
La ville se développe rapidement. En cause: de multiples raisons, dont l’éclatement des cellules familiales et le prix croissant de l’immobilier à Bruxelles et dans le Brabant wallon. De nouvelles rues sont tracées et de nouveaux quartiers fleurissent en différents endroits. Des changements majeurs s’opèrent nécessairement dans tous les secteurs locaux.

Urbanisation et habitat
De nombreuses habitations sont construites, cités du Coquelet et rue de Mazy. En 1966, à l’initiative de la Société Nationale de la Petite Propriété Terrienne, 22 habitations sociales sont construites rue chapelle Marion. En 1968, 64 maisons sociales constituent la cité de Moha , vient ensuite la cité François Bovesse. En 1967 apparaît le premier immeuble à appartements, « les Marronniers », dans le quartier de la gare. Cinq autres immeubles sont construits dans la foulée sur ce vaste terrain occupé jusqu’en 1964 par une usine (Emaux Lens). Dans ce même quartier, au début des années ’90, la propriété d’un ha appartenant à la famille Imberechts (villa et parc) est vendue à un promoteur immobilier qui construit deux unités d’immeubles à appartements. Ensuite, ce seront deux grands projets immobiliers qui se réaliseront, et se poursuivent d’ailleurs encore, à savoir le nouveau quartier « Tous Vents » où se construisent quelque 800 habitations sur 16 ha, pour accueillir 1.500 habitants et encore le site rénové de l’ancienne sucrerie. En centre-ville, de nouveaux immeubles mixtes (logements / bureaux) ont aussi été bâtis à l’emplacement de la MBG (Manufacture) qui a cessé ses activités en 1993. Cette réalisation comprend une cinquantaine de logements. A noter aussi la réalisation des « Rives de l’Orneau » dans la rue du Moulin.
 D’autres projets ambitieux se profilent. Réaffectation du site Eurofonderie entre la chaussée de Wavre et la N4, nouveau lotissement prévu rue de l’Agasse (63 maisons), nouveau complexe immobilier aussi à la place de l’ancien hôtel des voyageurs et du garage « Pirson» voués à une démolition prochaine.
Ces dernières années, les autorités ont clairement fait le choix d'une urbanisation à tout va. Cependant, les infrastructures ne suivent pas le rythme et les services sont parfois défaillants. D'aucuns regrettent que la population ne soit pas davantage consultée et informée en toute transparence. Gembloux n'est pas Louvain-la-Neuve...


Enseignement
Gembloux concentre sur ses terres un nombre important d’établissements scolaires et universitaires. L’ « Institut agronomique » comme on l’appelait auparavant en est manifestement le fleuron. Cet établissement, fondé en 1861, comptait alors 37 étudiants. Il devint plus tard la « Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux »  (FSAGx). A présent rattaché à l’Université de Liège, son nouveau vocable est « Gembloux Agro-Bio Tech ». Cette Faculté se consacre exclusivement aux sciences agronomiques et à l’ingénierie du vivant. Aujourd’hui, 1520 étudiants (dont 41 % de filles et 36% d’étudiants étrangers) y sont inscrits. Outre 96 membres du personnel académique, cette institution emploie 462 personnes dans les secteurs scientifique, administratif et technique.


Activités économiques, industrielles et commerciales
Un A.R. du 22 novembre 1965 a permis l’établissement sur le territoire de la commune d’un parc industriel couvrant 53 ha. Un autre arrêté royal          (25/09/1968) autorise ensuite d’y ajouter 32 ha supplémentaires.
Des usines existantes se modernisent, comme la malterie « Descampe », située chaussée de Charleroi, qui investit 300 millions de frs en 1991 dans une nouvelle unité de production. D’autres périclitent (comme des coutelleries) ou se délocalisent, comme Eurofonderie qui cesse ses activités à Gembloux.   Entre 1976 et 1986, le nombre de salariés dans les industries locales a diminué de 868 unités, soit 42%. Les secteurs suivants ont surtout été touchés: 57 emplois perdus dans les industries extractives et dérivées, 333 emplois en moins dans les transformations de métaux, 306 emplois dans les industries manufacturières, 179 emplois dans le bâtiment et le génie civil…
Par décision du 5 novembre 1987 de l’Exécutif wallon, un parc scientifique de la province de Namur (Créalys), a vu le jour et se développe Aux Isnes.         En 1991, le recteur honoraire de la FSAGx, A. Ledent, définissait sa vocation comme « un lieu de promotion de la recherche, de valorisation de l’innovation, de renforcement de la coopération entre l’agriculture, l’industrie, l’université et le secteur des services ». Aujourd’hui, cette implantation, idéalement située au carrefour de plusieurs liaisons internationales et essentiellement orientée vers les TIC  et les sciences du vivant, rassemble une centaine d’entreprises innovantes et emploie 1.670 personnes. Elle couvre une superficie de 110 ha.

Sports et culture
En 1968 débute la construction du complexe sportif de chapelle-Dieu qui comprendra un hall omnisport et une piscine. Il est inauguré en 1971 et agrandi en 1976 et en 2012. En mars 2013, un nouveau complexe sportif (centre sportif de l’Orneau) est inauguré en bordure de la  chaussée de Namur (N4).

Pour remplacer la salle des fêtes de l’ancien hôtel de ville qui sera démoli en 1989, et afin de permettre l'organisation de conférences, goûters et expositions, on supprime l’abattoir construit en 1958, et qui avait cessé ses activités en 1973, pour construire à cet endroit le Foyer communal qui ouvrira ses portes en avril 1986.
En 1989, la ville acquiert l’ancien cinéma royal qui devient le centre culturel.

Mobilité et infrastructures
Le passage à niveau n° 46 de la ligne ferroviaire Bruxelles – Luxembourg, proche de la gare, posait problème depuis longtemps. En effet, le trafic automobile circulant sur la N29 s’intensifiait rapidement (quelque 11.000 véhicules/jour en 1992) et les barrières étaient souvent fermées…  Après bien des péripéties, il fut décidé de construire un tunnel sous voies pour le remplacer et fluidifier ainsi le trafic automobile. Les expropriations préliminaires sont décidées en février 1976 et les travaux d’excavation débutent en septembre 1992 et dureront 3 ans. Le tunnel est inauguré en décembre 1995.                                              En mai 2010, la SNCB inaugure la nouvelle gare pour mieux accueillir les utilisateurs du rail toujours plus nombreux.

Services sociaux
En 1970, la clinique Delrue ferme ses portes, cédant la place à un home pour personnes âgées (25 lits). Cette maison de repos fonctionnera jusqu’en janvier 1981 et sera remplacée par le home « La Charmille » qui offre alors 125 lits ainsi que plusieurs pavillons résidentiels pour des couples.

De 1900 à 1964, faits saillants de la vie gembloutoise


Le 12 septembre 1905, un incendie embrase le  beffroi.  Sa flèche est anéantie et les cloches ont fondu. L’année suivante commence la reconstruction du clocher, sous une forme bulbeuse. Les quatre cloches sont remplacées, ainsi que l’horloge. Elles seront mises en place en 1907, avec un bourdon de 5.150 kg, en exécution du legs testamentaire de Gustave Docq - grand mécène de la ville et bourgmestre de 1872 à 1903 - décédé entretemps.
Le 20 août 1914, les allemands entrent dans Gembloux. La ville ne connaît ni combat, ni massacre de civils grâce à l’habileté du bourgmestre Adolphe Damseaux qui parle l’allemand. La ville subit cependant les inconvénients de l’occupation militaire : restriction de nourriture, réquisitions d’hommes, de bâtiments, de machines…
Le 20 novembre 1916, 1.600 hommes du canton sont rassemblés dans la cour de l’institut agronomique pour être déportés en Allemagne.
En 1919, la Loi du 10 avril instaure le suffrage universel pur et simple. Le droit de vote est accordé à tout homme âgé de 21 ans avec 6 mois de résidence et sans condition de cens. Le 19 février 1921, le droit de vote et d’éligibilité est accordé aux femmes  pour les élections communales.
Le 19 septembre 1921, un monument à la mémoire des victimes de la grande guerre est inauguré place Saint-Jean.
En 1922, la ville fête le millénaire de la fondation de l’abbaye bénédictine (même si, depuis, certains historiens estiment que l’évènement remonte plutôt à la seconde moitié du Xe siècle qu’à l’an 922).
En 1925, Gembloux est dotée d’un réseau de distribution d’eau potable.
En 1928, une Ecole Moyenne est créée ; l’école primaire des garçons lui est annexée sept ans plus tard (en 1935) et, en 1938, cette Ecole Moyenne est reprise par l’Etat et deviendra  Athénée Royal  en 1949.
En 1929 débutent les travaux de contournement de la ville (N4) afin d’éviter les inconvénients du passage à niveau
En 1930.la ville compte 5.198 habitants.
Les 10 et 12 mai 1940, la ville est bombardée provoquant l’exode provisoire d’une grande partie de la population. Les 14 et 15 mai, de violents combats opposent,  à Ernage,  les soldats français de la 1ère division marocaine et les troupes allemandes. Le 16 mai, le général Aymes reçoit l’ordre de battre en retraite et les allemands entrent dans la ville. La vie à Gembloux ne différa guère de celle menée ailleurs dans le pays. La résistance s’organise et plusieurs mouvements (armée secrète, refuge Jaguar) opèrent dans la région. Après les débarquements de Normandie et l’avance des alliés, les allemands commencent à quitter Gembloux le 13 août 1944. La ville sera libérée le 6 septembre, et occupée par les troupes américaines pendant quelques temps. Quelque 3.000 noirs furent cantonnés à la caserne et dans les bâtiments de la sucrerie, affectés à un dépôt de ravitaillement.
En 1947, la ville compte 5.350 habitants.
En 1949, le conseil communal a adopté comme hymne local  « Efants d’Gibloux » dont les paroles sont de Joseph Laubain .
En 1953 fut fondée la clinique et maternité Reine Astrid, institution privée qui comptait 50 lits et employait une trentaine de personnes. Elle bénéficia durant 14 ans de la présence de Sœurs hospitalières italiennes. La clinique Delrue, dirigée par la Commission d’Assistance Publique, comprenait 25 lits, dont 5 de maternité.
Dans les années d’après-guerre le visage de la ville se modifie progressivement : démolition d’immeubles insalubres, approfondissement du cours de l’Orneau… On observe aussi la disparition des petites coutelleries et l’extension de certaines usines.

Sources : - Gembloux, la ville et l’abbaye – Joseph Toussaint – Ed. de l’Orneau  1977

De 1830 à 1899, faits saillants de la vie gembloutoise.


En 1831, on commence à paver les rues et les places du centre de la localité.
En 1836, la ville possède 1.400 mètres de rues pavées. Pour l’entretien de la voirie, un droit de péage est instauré pour 10 ans.
Pour éviter les épidémies (le choléra en 1832, le typhus..) provoquées par les nombreux ruisseaux pollués qui traversent la ville, on creuse des puits et on édifie des fontaines à de nombreux endroits.
L’éclairage public fait son apparition avec des réverbères  à  huile, puis au pétrole.
La sécurité des 2.200 habitants est assurée par un commissaire de police, deux gardes champêtres  et une brigade de gendarmerie, sans compter la garde civique.
En 1836, une compagnie de sapeurs-pompiers volontaires est créée.
La commune assure un enseignement primaire. L’école communale des garçons est confiée, en 1840, aux Frères des Ecoles chrétiennes jusqu’en 1859. Les Sœurs de Notre-Dame sont chargées de l’instruction des filles jusqu’en 1860. En 1859, suite à un différend entre les Frères des Ecoles chrétiennes et la ville, l’école communale des garçons passe aux mains d’instituteurs laïques et la Congrégation ouvre une école libre. En 1860, l’école des filles est aussi reprise par la commune alors que les Sœurs de Notre-Dame quittent le cloître de l’ancienne abbaye où va s’installer l’Institut agricole de l’Etat nouvellement créé. En 1862, les religieuses créent à leur tour une école primaire dans un nouveau bâtiment, place Saint-Guibert.
En matière de transport et de mobilité, il existe un service de messagerie vers Namur, Wavre et Fleurus. Des diligences relient Gembloux à Wavre, Namur et Sombreffe.
C’est en 1851 qu’a commencé la construction du chemin de fer Bruxelles-Namur. Gembloux est reliée à la capitale en 1855 et à Namur, l’année suivante. La ligne de chemin de fer de Ligny à Sauvenière est ouverte en 1865 pour être ensuite prolongée vers Fleurus et Landen.
En 1864, le cours de l’Orneau est voûté dans le bas de la ville (place de l’Orneau) et les trois ponts qui franchissaient  la rivière à cet endroit sont supprimés.
En 1866 une grave épidémie s’abat sur la ville. Vu le nombre des décès,  les cérémonies funèbres sont supprimées. Chaque jour une charrette ramasse les morts. Les corps étaient empilés dans des fosses dans le vieux cimetière et recouverts de chaux vive. Les paillasses infectées étaient brûlées rue Chapelle Moureau.  Le nombre d’habitants descend alors à 2.066.unités.
 En 1869, le conseil communal décide la construction d’un nouveau cimetière. Trois ans plus tard, le vieux cimetière autour de l’ancienne église Saint-Jacques (dont le beffroi  reste le seul vestige) est désaffecté. L’emplacement est vendu à l’Etat au profit de l’institut agronomique.
En 1875, un nouvel  hôtel de ville est inauguré sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville ; il remplace l’ancienne maison de ville qui de trouvait dans la Grand’Rue
En 1876, on commence à doter la ville d’un réseau d’égouts et en 1892, l’Orneau est recouvert entièrement, du bas de la ville à l’Entrée Jacques.
1877 voit l’ouverture de la ligne de chemin de fer vers Jemeppe- s- Sambre.
En 1880, les gens aisés commencent à s’éclairer au gaz. Ce ne sera qu’en 1909 que l’éclairage public utilisera ce procédé.
En 1888, le vieil hôpital Saint-Jacques situé dans la Grand’Rue est remplacé par un nouveau bâtiment qui porte le nom de son fondateur, le juge Alfred Delrue.
En 1889, le conseil communal marque son accord pour la création d’une ligne vicinale de Gembloux à Incourt. Cette voie entrera en service en 1912.
A partir de 1898, le téléphone fonctionne dans la localité.

Source: bulletin du CRAHG n° 75 - 2013  (s) Michel Condrotte

Organisation administrative et communale sous les régimes français et hollandais


La commune et son organisation, telles que nous la connaissons encore aujourd’hui, trouvent leurs origines à la Révolution française et l’Empire napoléonien.
Le 9 vendémiaire de l’an IV (1/10/1795), un décret de la Convention réunit les anciens Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège à la France, fait de leurs habitants des citoyens français et y applique donc toutes les réformes adoptées depuis 1789. Le pays est divisé en neuf départements et c’est la Constitution de l’an VIII (18/02/1800) qui organise l’administration locale.
Chaque commune, grande ou petite, à son maire, son adjoint au maire et son conseil municipal. Ils sont nommés par le Gouvernement dans les localités de plus de 5.000 habitants et par le préfet dans les autres (c’est le cas de Gembloux).
Le maire et son adjoint exercent seuls l’administration locale. Le conseil municipal, recruté parmi les habitants les plus imposés, n’est compétent qu’en matière de dépenses, de recettes et de travaux publics.
Après la création du Royaume des Pays-Bas (1815) la Loi du 12 mai 1817 crée la « régence communale ». Cet organisme, dont les délibérations se déroulent à huis clos, est composé d’un bourgmestre et de deux échevins ; le conseil est formé de neuf membres.
Lorsque la Belgique devient indépendante en 1830, le Congrès national, en attendant une loi organique, maintient l’administration communale. A l’indépendance du pays, deux partis se partagent la scène politique: catholiques et libéraux.
La Loi du 30 mars 1836 fixe définitivement l’organisation de la commune. Elle établit le suffrage direct et secret pour les hommes, de nationalité belge et âgés de 25 ans au moins, sous un régime censitaire, c'est-à-dire que le vote est lié au paiement d’un cens (impôt) qui varie selon les localités, de 5 à 100 francs de l’époque.
A Gembloux, sur une population de 2.197 habitants, seules 49 personnes remplissent, en 1830, les conditions pour être électeur.

Source : bulletin CRAHGx n° 75 – 2013. (s) Michel Condrotte



Des origines à la Révolution française.


Gembloux possède un passé multiséculaire. Le toponyme semble indiquer une origine celtique de la localité.
De nombreux témoignages de l'époque gallo-romaine ont été retrouvés  le long de la chaussée romaine Bavay-Cologne qui traversait la localité. Reliant par ses prolongements la Manche au Rhin, cette voie était d'une grande importance stratégique, commerciale et civilisatrice. Elle favorisa l'apparition de villas (exploitations agricoles) à proximité de son tracé.
Après sa période de splendeur du IIème siècle, la région dut comme celles avoisinantes affronter les invasions germaniques. La population déserta les abords de la chaussée romaine au profit d'un endroit plus sûr, à savoir un promontoire rocheux qui devint le coeur historique de la ville.
Au Xème siècle, un chevalier nommé Wicbertus et qui sera canonisé en 1110 sous le nom de saint Guibert fonda une abbaye qu'il dota de propriétés personnelles. Durant le XIème siècle, ce monastère assura un essor culturel et économique indéniable à Gembloux. L'abbé Olbert fit construire des bâtiments conventuels et une église abbatiale de style roman.
Le XIIème siècle entraîna cependant le désastre de la petite bourgade qui était incluse dans le duché de Brabant, mais à la frontière de comté de Namur. A trois reprises au moins au cours du XIIème siècle, les troupes du comte de Namur assiégèrent et saccagèrent Gembloux. En 1153, la bourgade reçut l'autorisation de s'entourer de remparts. D'une longueur approximative d'un kilomètre , ils ceinturaient une superficie de quelque sept hectares dont trois étaient occupés par l'abbaye. Ces remparts, percés de quatre portes, étaient flanqués de plusieurs tours et bordés de fossés.
L'unifications des provinces sous l'autorité bourguignone en 1430 fit heureusement perdre à Gembloux son caractère frontalier et périlleux.
Durant la seconde moitié du XVIème siècle, Gembloux souffrit des guerres de religion et fut même le théatre de la bataille du 31 janvier 1578 qui opposa l'armée des Etats, dite des Gueux, aux troupes espagnoles commandées par le fils naturel de Charles-Quint, Don Juan d'Autriche.
L'abbé du monastère fut élevé, au milieu du XVIème siècle, à la dignité comtale. Seigneur hautain, il était investi du pouvoir judiciaire et exercait ses privilèges sur la terre de Gembloux qui comprenait outre la ville, Cortil, Ernage, Grand-Manil, Bertinchamps, une partie de Lonzée, Sauvenière et Liroux. Il nommait annuellement le maïeur et les échevins, d'ailleurs révocables par lui à tout moment. Jamais, sous l'Ancien Régime, Gembloux ne put s'affranchir de la puissance de l'abbé et s'affirmer comme ville autonome.
Les guerres menées par Louis XIV contre l'Espagne prolongèrent la ruine de Gembloux. Qui plus est, le 6 août 1678, un gigantesque incendie accidentel ravagea la cité. Il fallut attendre le seconde moitié du XVIIIème siècle pour que Gembloux connaisse une période de relative prospérité. La coutellerie apparut à cette époque dans le bourg qui, par le développement de cet artisanat , perdit son caractère strictement agricole.
Devenus vétustes, les bâtiments conventuels et l'église abbatiale dont l'origine remontait au XIème siècle requéraient une reconstruction. C'est Laurent - Benoït Dewez, architecte réputé, qui la réalisa; essentiellement sous l'abbatiat de Jacques Legrain (1759-1790). La reconstruction de l'abbaye fut achevée en 1779.
La Révolution française, l'entrée des troupes révolutionnaires  dans les Pays-Bas Autrichiens et finalement l'annexion de ceux-ci en 1795 à la France sonnèrent le glas de l'Ancien Régime et de ses structures archaïques. Le comté de Gembloux fut dissous. Gembloux devint une commune du département de Sambre et Meuse et de l'arrondissement de Namur. Ainsi, les Français ôtèrent Gembloux de la mouvance brabançonne. De plus, le Directoire ordonna la suppression des ordres religieux et la confiscation de leurs biens au profit de la République. L'abbaye de Gembloux fut dès lors supprimée est ses propriétés mises en vente en 1797. L'ancien domaine abbatial fut acquis par un affairiste français, Jean-Baptiste Paulée.

 Source :  http://www.gembloux.be/votre-commune/decouvrir-gembloux/

Economie



 

Revenu net imposable par habitant


Selon les informations les plus récentes (déclarations 2013 / revenus 2012) fournies par le SPF Economie, le revenu net moyen imposable  par habitant se situe à 18.299€ (+ 3,8% par rapport à l'année 2011).
Par comparaison:
Pays :       16.651€
Flandre:    17.765€
Wallonie:  15.736€
Bruxelles:  13.312€

Source: http://www.lecho.be/monargent/imp%C3%B4ts/Votre_commune_est_elle_riche_Decouvrez_le_sur_notre_carte_interactive.9574613-1785.art?token=1ab25fbc9a5c5716f945916ca415c94c&utm_source=SIM&utm_medium=email&utm_campaign=FINANCE&utm_content=&utm_term=


Economie et emploi


La ville de Gembloux est un pôle commercial, scolaire, de recherche et de services.
Bien qu’occupée à 58% par des terres agricoles, Gembloux est clairement une commune tertiaire. En effet, la part des services représente pas moins de 83% des actifs occupés alors que le secondaire et le primaire occupent respectivement 16 et 0,5%.
En 2005, la population active occupée habitant Gembloux s’élevait à environ 9.000 personnes : 7.750 salariés et 1.250 indépendants. Si on ajoute les quelque 1.300 demandeurs d’emploi, on dénombre une population active totale de l’ordre de 10.300 individus. Le taux d’emploi se situe donc à 62% pour la tranche d’âge potentiellement active (15-64 ans). En mai 2009, on comptait  dans l’entité 1.140 demandeurs d’emploi indemnisés, soit 10,9% de la population active (contre 10,2% en Brabant wallon).
En 2005, la commune comptait environ 1.770 entreprises actives : 537 entreprises occupant  5.440 salariés et 1.230 entreprises d’indépendants (à titre principal), ce qui représente environ 6.670 emplois au sein de la commune. Le ratio emplois /population active résidante était donc de 65% (6.670/10.300).
La fonction commerciale est le principal secteur d’activités de l’entité : elle regroupe 905 emplois salariés dont 55 dans l’Horeca. Si on y ajoute les 440 indépendants (actifs dans le secteur du commerce), on peut estimer que le commerce et l’Horeca représentent environ 1.355 emplois dans la commune. Le secteur privé est constitué d’un tissu relativement important de PME.
Vient ensuite l’enseignement avec au total 967 emplois, dont plus de 500 emplois dans l’enseignement secondaire et environ 250 dans le supérieur.
Une autre spécificité de la commune est l’importance du secteur  R&D qui représente plus de 550 emplois, quasi entièrement publics : ceci est bien sûr lié à la présence du CRA-W.
Tous les secteurs des services sont également bien représentés : administrations, banques, santé, action sociale, services aux entreprises et autres. Par contre, l’ensemble du secteur secondaire (industries + bâtiment) représente à peine 660 emplois, soit 12% de l’emploi salarié.
On remarquera que 45% des salariés relèvent de la fonction publique, que seuls 30% des emplois salariés sont de type manuel et que 44% sont occupés par des femmes.

Taille des entreprises
Les deux tiers des entreprises de l’entité occupent moins de 5 personnes, mais elles ne totalisent que 12% de l’emploi salarié. A l’autre extrémité, les 22 entreprises de + de 50 travailleurs représentent 2.570 emplois, soit 48% des emplois salariés. Parmi celles-ci, 14 (représentant 1.916 emplois) relèvent du secteur public.
On dénombre 9 entreprises de + de 100 personnes :
-enseignement secondaire : 2
-enseignement supérieur : 1
- Centres de recherches et laboratoires : 3
-administrations publiques : 2
- action sociale : 1
Les 8 premières sont du secteur public, seule la dernière relève du secteur privé.

Source :
www.gembloux2020.be/diagnostics/fichiers-diagnostic/diagnosticadl.pdf -

 

 

Les activités économiques dans la structure locale








En 2006, la commune de Gembloux comptait environ 162,5 ha de terrains occupés par des activités économiques. Plus de la moitié de ceux-ci  (113 ha) se situait dans les 2 parcs d’activités économiques du BEP,  à Sauvenière et les Isnes (Créalys), 23 ha en zones d’activités économiques hors parcs (essentiellement le long de la RN4 et de la RN29), 12 ha en zones d’habitat et le solde (14,5 ha) réparti sur le reste du territoire.
Parmi les activités implantées en zone « hors parcs », on comptait une quarantaine d’entreprises, principalement des services à la personne et dans le domaine de l’automobile. On notera que certaines entreprises implantées alors en zone d’habitat ont aujourd’hui disparu (Eurofonderie) ou ont été reconverties (MBG, coutelleries), ce qui  représente pas loin de 6 ha de superficie.

Le parc de Sauvenière
Créé en 1964, il occupe aujourd’hui  une superficie de 98 ha, accueille 96 entreprises  et emploie 1065 personnes. A terme, si le potentiel foncier encore disponible (10 ha) est totalement occupé, l’intercommunale BEP estime à 1.500 emplois la capacité totale du parc.
Une partie de celui ci a été affectée en zone d’activité économique mixte. Au contraire du reste du parc, elle accueille des sociétés à vocation commerciale, notamment la relocalisation des enseignes Mestdagh , Lidl et autres. Ailleurs, ce sont des entreprises artisanales ou industrielles, même si on y compte des établissements de vente (jardinerie, show rooms…) mais qui sont aussi en général des ateliers de réparation ou d’entretien, ou encore des bureaux.

Le parc des Isnes (Créalys)
Créé en 1987, il s’agit d’un parc d’activités spécifiquement conçu en collaboration avec le CRA-W (centre de recherche agronomique de la Région wallonne), les Facultés de Gembloux (Agro- Bio Tech) et de Namur et reconnu dès le départ comme scientifique. Il s’est particulièrement spécialisé dans les sciences du vivant, les technologies de l’information et de la communication et la gestion de la qualité. Les entreprises accueillies doivent montrer leur caractère innovant. Le BEP estime que 20% des entreprises ont un rayonnement  international. L’agrobiopôle regroupe plus particulièrement les entreprises spécialisées dans les technologies végétales.
Le parc couvre une superficie de 110 ha, parmi lesquels  85 ha sont destinés aux entreprises, le reste (25 ha) étant occupé par des voiries, les équipements et les services.
A ce jour, 110 entreprises sont implantées dans le parc Créalys . Elles occupent  1.800 personnes. Le BEP estime qu’à terme, si le site devait être complètement occupé, en ce compris l’extension envisagée (55 ha), il pourrait accueillir de 3.000 à 4.000 emplois.
En matière d’image et d’innovation, Créalys se veut pionnier et est le premier parc à bénéficier d’un certificat environnemental (ISO 14001), reconnaissant les efforts et les projets en matière de réduction de la consommation d’énergie, du respect de l’environnement et de qualité du cadre de travail.

photo: le parc de Sauvenière (2015)

Sources :
www.gembloux2020.be/diagnostics/fichiers-diagnostic/diagnosticadl.pdf
http://www.bspace.be/en/bepn/parc/gembloux-sauveniere/616
http://www.bspace.be/en/bepn/parc/crealys/609

Vie politique

Bourgmestres depuis 1830

02/12/2014 15:55
1 François-Bernard de Lathuy catholique 1830-1853 ° Gembloux 15/03/1793 + Gembloux 14/09/1865
2 François Docq libéral 1854-1868 ° Gembloux 22/05/1802 + Gembloux 11/12/1891
3 Antoine Berger 1869-1872 ° Gembloux 10/05/1803 + Gembloux 26/12/1889
4 Gustave Docq libéral 1872-1903 ° Gembloux 26/06/1833 + Gembloux 17/09/1906
5 Xavier de Lathuy catholique 1903-1906 ° Gembloux 16/10/1862 + Grasse (F) 14/05/1906
6 Adolphe Damseaux 1906-1916 ° Trois-Pont 10/01/1838 + Gembloux 23/10/1916
7 Léon Detry 1917-1920 ° Sombreffe 11/12/1850 + Gembloux 04/09/1930
8 Jean-Baptiste Detienne 1920-1935 ° Chaumont-Gistoux 20/03/1855 + Gembloux 10/04/1936
9 Jules Bruyr libéral 1935-1946 ° Grand-Manil 26/11/1899 + Gembloux 09/10/1982
10 Arthur Lacroix socialiste 1947-1958 ° Gembloux 17/10/1906 + Gembloux 31/05/1976
11 Jules Bruyr libéral 1959-1970 ° Grand-Manil 26/11/1899 + Gembloux 09/10/1982
12 Albert Philippin PSC 1971-1983 ° Saint-Gilles 20/09/1922 + Gembloux 24/03/1983
13 Robert Marchal PSC 1983-1988 ° Ernage 27/01/1923 + Gembloux 09/10/2010
14 Gérard Jaumain PS 1989-1995 ° Sauvenière 16/02/1944 + Gembloux 26/09/1995
15 Dominique Notte PS 1995-2001 ° Gembloux 03/02/1959
16 Gérard Bouffioux cdH 2001-2006 ° Beuzet 23/01/1937  + Namur16/06/2015
 
17 Benoît Dispa cdH 2006- ° Liège 18/09/1963

Source: bulletin du Cercle Royal "Art et Histoire" de Gembloux n° 75 - 2013

Chiffres clé

Chiffres clé

Superficie 9586 ha
Nombre d'habitants (2011) 24.198
Densité population (2011) 252 hab./km2
Part jeunes 20 ans et - (2010) 24,09%
Nombre jeunes 20 ans et - (2010) 5591
Part 50 ans et+ (2010) 20,46%
Nombre 60 ans et+ (2010) 4850
Naissances (2007) 283
Décès (2007) 180
Taux population étrangère (2010) 5,86%
Nombre d'étrangers (2010) 1361
Déchets produits par hab. (2010) 224,6 kg
Ordures ménagères par hab. (2010) 95,6 kg
Accueil petite enfance (2010) 252
Places en maison de repos (2011) 421
Taux de chômage (2010) 11,22%
Nombre d'actifs inoccupés (2010) 1263

Géographie

Situation géographique


Située à l'extrémité septentrionale de la province de Namur, la ville de Gembloux regroupe depuis les fusions de communes de 1965 et de 1977, douze localités: Beuzet, Bossière, Bothey, Corroy-le-Château, Ernage, Gembloux, Grand-Manil, Grand-Leez, Isnes, Lonzée, Mazy et Sauvenière.
La ville s'étend sur une superficie d'environ 95 km2 (près de 10.000 ha) se répartissant ainsi:
surface agricole: 75%, bois: 8%, terrains bâtis: 15%, divers: 2% L'altitude varie entre 135 et 190 mètres.
Gembloux appartient au bassin hydrographique de la Meuse, hormis une petite partie située à l'ouest de l'ancienne chaussée romaine qui est comprise dans le bassin de l'Escaut. L'Orneau coule à Gembloux, de Grand-Leez situé proche de sa source jusque Mazy avant de rejoindre la Sambre à Jemeppe.

Source: https://wikipedia.org/wiki/Gembloux




Occupation du sol :

Gembloux 2011 comparé à Région wallonne 2011



Statistiques cadastrales
superficies en hectares
Gembloux 2011 Région wallonne 2011 Proportion
Gembloux 2011
Proportion
Région wallonne 2011
Habitations 754,9 96.491,5 7,9% 5,7%
Autres bâtiments 255,6 36.843,6 2,7% 2,2%
Terres agricoles, pâtures, prés 6.930,5 854.993,0 72,3% 50,8%
Jardins, parcs, vergers 185,2 30.428,8 1,9% 1,8%
Bois 753,5 495.433,0 7,9% 29,4%
Chemins cadastrés 24,5 4.411,1 0,3% 0,3%
Autres parcelles non bâties 285,0 83.011,5 3,0% 4,9%
Superficie cadastrée 9.192,0 1.601.740,0 95,9% 95,1%
Superficie totale (en hectares) 9.585,9 1.684.430,0 100,0% 100,0%